Mars et avril : le seuil des 12 °C
Sous ce climat, la température de l’eau franchit fréquemment les 12 °C dès le mois de mars. C’est le seuil à partir duquel la végétation microscopique redémarre. Une piscine hivernée qu’on ouvre à la mi-mai a donc souvent passé plusieurs semaines dans les conditions idéales pour verdir, sous sa bâche.Ouvrir au bon moment coûte moins cher que rattraper.
Mai et juin : la montée en charge
L’eau chauffe, la fréquentation démarre, les chênes verts perdent leurs feuilles — au printemps, contrairement à ce qu’on attend d’un arbre. C’est la période où les réglages de filtration hérités de l’hiver montrent leurs limites : une eau tiède demande davantage d’heures de filtration qu’une eau froide, et le décalage se voit d’abord sur les parois.
Juillet et août : la période où rien ne pardonne
Chaleur maximale, fréquentation maximale, évaporation maximale. C’est aussi le moment où les résidences secondaires sont occupées et où les locations tournent chaque semaine. Un bassin qui n’est pas vu pendant quinze jours au cœur de l’été n’est plus le même bassin au retour. C’est la raison très concrète du passage hebdomadaireen haute saison.
Septembre et octobre : la fenêtre qu’on oublie
L’eau reste chaude longtemps après que la maison s’est vidée. Beaucoup de bassins des Alpilles sont abandonnés dès la rentrée alors qu’ils continuent d’évoluer pendant six à huit semaines. C’est souvent là que se prépare le mauvais état de sortie d’hiver.
Novembre à février : hiverner, pas oublier
Les hivers sont doux en moyenne, mais c’est la nuit la plus froide qui décide. Le mistral refroidit très efficacement les canalisations exposées, et une seule nuit sous zéro suffit à fissurer un circuit resté en eau. Sur une maison fermée, personne ne le constatera avant mars.L’hivernage protège l’installation ; un contrôle après un épisode météo évite le reste.